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  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Alternatives à la rupture scolaire des Élèves déplacés internes : 4 mois de cours de rattrapage envisagés

Les acteurs de l’éducation nationale en collaboration avec les Partenaires techniques et  financiers que  sont l’UNICEF, EDUCO et  PAM, se sont  réunis ce jour  16 mai 2023 pour un  cadrage relatif à l’organisation de cours de  rattrapage dans les  régions comme alternative à la rupture scolaire des Élèves Déplacés Internes (EDI) du fait de la crise sécuritaire.
 
A en croire la Secrétaire technique  de l’éducation en situation d’urgence (ST-ESU), Germaine Kaboré,  à  la  date du 30 avril dernier, 6 136 établissements sont fermés,  soit 24,44% des structures Éducatives du  Burkina Faso, affectant  ainsi  1 043 490 élèves et 30 893 enseignants. Dans  cet optique, l’organisation de cours de rattrapage représente une  alternative pour  permettre aux  élèves  du primaire , du post-primaire et secondaire de combler leurs  besoins  d’apprentissage afin de  rattraper l’année scolaire.  
 
La rencontre a pour but l’amendement et l’appropriation du projet de fiche technique par les  acteurs. Des exposés  suivis  d’échanges  sur la fiche technique,  l’organisation  des cours de rattrapage,   la prise en charge  psychosociale  des élèves et enseignants et les messages  clés, ont ponctué la rencontre.  Il a été également convenu de la stratégie pour réussir l’activité sur le terrain.
 
Actuellement,  seules les régions du centre-Est,  du Nord,  de la Boucle du Mouhoun, de l’Est  et du  Sahel sont concernées par les  cours de rattrapage sur la période du 12 juin au 12 octobre en attendant  de voir comment les étendre à toutes les  régions du Burkina Faso. En outre,  une formation  des enseignants qui auront  la charge de  ces élèves, est prévue du 29 mai au 05 juin.
 
Il ressort  également que le  décret No 2019-306 PRES/PM/MINEFID/MFPTPS/MDNAC portant sur les modalités d’indemnisation  de l’agent public ayant  subi des préjudices dans  l’exercice ou en raison de  l’exercice de ses fonctions  lors d’attaque  terroriste, est méconnu par les serviteurs de l’Etat d’où  la nécessité de sa vulgarisation.  
 
Rassurés de la détermination des acteurs de l’éducation à  accompagner les EDI, les partenaires ont réaffirmé leur engagement à appuyer l’extension de l’aide à toutes les  13 régions du pays.
 
DCRP /MENAPLN