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  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Dans le contexte d’un Burkina à la croisée des chemins, pris en tenailles entre passions politiques et batailles rangées pour la conquête du pouvoir, éprouvé par le péril terroriste, les menaces à la stabilité et à la cohésion nationale et son désir de grandeur, tiraillé entre la soif de justice et le besoin de réconciliation pour se défaire du poids et du passif de l’histoire, Wendkouni Joël Lionel BILGO met constamment en perspective le rôle moteur de l’Education comme solution pour bâtir un futur qui réponde à nos aspirations légitimes.
 « Seul un système éducatif fort pourra re-cimenter les fondations de notre vivre-ensemble et ramener le respect des symboles de la nation dans le cœur de la jeunesse…l’éducation ne doit pas être une question superficielle, elle est l’une des clefs de notre futur. Au-delà des problématiques matérielles et des moyens financiers, la valeur du contenu éducatif, toujours négligé, doit être une priorité », écrit-t-il dans un essai « Burkina Faso, du rêve à l’action. Créons demain » qu’il publie en 2020.
Au moment où l’auteur traçait ces lignes, il ne s’imaginait pas que, quelques deux ans plus tard, il serait ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, et de surcroit, Porte-Parole du Gouvernement. L’opportunité lui est donc donnée de lier la vision à la praxis, de passer de diseur à faiseur, et dans le contexte de la Transition, il lui revient d’engager le département de l’Education vers ce cap d’excellence et de performance qu’il décline avec brio dans son livre passé bestseller en librairie.

Diplômé de l’école Supérieure de commerce et de gestion de Paris, le Ministre BILGO est gestionnaire de formation. Il débute sa carrière en France dans l’édition et la publicité. Il occupe notamment des postes dans des agences françaises importantes avant de rejoindre le très renommé Groupe Bayard presse dont il devient directeur de la filiale Afrique. Sa soif d’autonomie et le besoin d’implémenter une action qui porte sa vision, il crée sa propre entreprise en 2017, Teminiyis Média, la première entreprise burkinabè d’édition de presse jeunesse, dont il était le directeur général jusqu’à sa nomination au gouvernement.

Le public burkinabè découvre le trait d’esprit du jeune entrepreneur et sa truculence sur les plateaux de débats de journalistes, où il décortique l’actualité, passe au crible les choix politiques et la confronte à une vision qui se veut neuve, formule des propositions d’actions et plaide pour une vertueuse refondation de l’action politique sur des valeurs.
Il prend l’initiative avec d’autres jeunes leaders de créer l’Association African golden, un think tank par excellence qui explore un nouveau paradigme : l’immense richesse insoupçonnée de l’Afrique, en l’occurrence sa culture, ses valeurs et ses ressources humaines. L’AAG se veut être une école : elle entreprend de connecter les jeunes à des valeurs, des leçons de vie incarnées par de fortes personnalités qui font figure de référence pour avoir contribuer à réaliser d’œuvres exceptionnelles qui ont marqué l’histoire. Le projet AAG, c’est de mettre en lumière ces références pour que la jeune génération puisse s’en approprier en vue de les réinvestir dans une perspective de renaissance et de refondation.

Mais l’intellectuel BILGO ne se voit pas confiné dans le rôle confortable de simple diseur, de spéculateur stérile et de prescripteur inactif et improductif de « bonnes politiques », il se voit acteur investit sur le terrain, un maçon au pied du mur. C’est l’esprit qui le guide quand il s’engage dans une vaste campagne visant à raffermir la relation armée-nation au moment où l’emprise terroriste a commencé à prendre une ampleur de plus en plus inquiétante.  « Soldats, je vous aime » lancé en 2021 mobilise de jeunes entrepreneurs, des artistes, des personnalités des médias, tous engagés à remonter le moral des troupes engagées dans la bataille anti-terroriste, afin que le Burkina reste débout, et plus fort et plus beau. Le promoteur n’hésite pas à se rendra sur le théâtre de guerre, dans la zone dite des trois frontière, pour passer quelques jours aux cotés des soldats déployés. La guerre se gagnera par les armes mais pas seulement : elle devra se construire durablement sur un deuxième pilier, celui du dialogue, c’est en tout cas la foi des autorités de la Transition. L’éducation nationale, une des grandes victimes des attaques terroristes, devra être un creuset de la refondation d’une culture de la paix, du développement et de la prospérité. L’UNESCO ne proclame-t-elle pas que « Puisque c’est dans l’esprit des hommes que naissent les guerres, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix » ?
DCRP/MENAPLN.