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  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Éducation en situation d’urgence : les responsables de structures renforcent leurs capacités sur la planification, la coordination et les approches

Les responsables des structures centrales et déconcentrées au niveau régional et provincial, prennent part du 6 au 8 avril 2022 à Ouagadougou, à une session de formation sur la planification et la coordination de l’Education en situation d’urgence (ESU), les Approches INEE et les approches de l’ESU. Organisée par le Secrétariat Technique de l’Education en Situation d’Urgence (ST-ESU), cette session présidée par le ministre de l’Education nationale, représenté par son Directeur de Cabinet, Adama Bologo, vise le renforcement des capacités de ces acteurs du pilotage sur les questions de l’ESU pour de meilleures performances.

 

Avec 8 régions considérées ‘’à forts défis sécuritaires’’ (Est, Sahel, Centre-Nord, Nord, Boucle du Mouhoun, Sud-Ouest, Centre-Est et Cascades), 579 440 élèves et 17 251 enseignants affectés par les fermetures d’écoles consécutives à cette situation à la date 31 mars 2022, le Burkina doit prendre en charge la continuité éducative de ces élèves en situation de déplacés internes (EDI) selon des approches ESU. Face à ce défi sécuritaire de taille, couplé au défi sanitaire en lien avec la pandémie à COVID 19, le pays a créé un secrétariat technique de l’ESU et une stratégie nationale (SN-ESU) a été élaborée à cet effet. 

 

Et les responsables des structures centrales et déconcentrées, ont besoin dans la planification et la coordination des actions, d’être outillés en conséquence. C’est tout l’intérêt d’une telle session de formation au cours de laquelle, sous la direction technique des membres du cluster éducation nationale, ils vont s’imprégner de la SN-ESU, prendre connaissance des normes INEE, des approches ESU et harmoniser la planification et la coordination des actions.

 

Le message du ministre de l’Education nationale prononcé par son Directeur de Cabinet, Adama Bologo, est très évocateur sur l’ampleur de la situation mais sans équivoque sur le fait que malgré l’urgence , ‘’l’éducation ne peut pas attendre’’. L’école doit donc se réinventer constamment pour maintenir la continuité éducative. Même si la tendance est à la hausse au sujet des écoles fermées évaluée à 14,60 % à l’échelle du pays, des baisses significatives enregistrées dans la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est et du Nord, constituent des motifs d’espoir.

 

Inscrite dans le cadre de la mise en œuvre des programmes PME-ESU et Pluriannuel de résilience (PPR) à travers une mutualisation des ressources, la session est rendue possible grâce à l’appui technique et financier de l’UNICEF et l’ONG Enfants du Monde (EDM).

DCPM/MENAPLN.