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INFPE (EX-ENEP) de Loumbila : 25 et 30 ans après, deux promotions renouvellent leur engagement pour l’école burkinabè

Trente ans pour la 10e promotion et vingt-cinq ans pour la 15e. Ce samedi 29 août 2026, d’anciens pensionnaires de l’École nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila se sont retrouvés pour célébrer ces deux anniversaires marquants. Une cérémonie patronnée par les Camarades Ministres de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène DINGARA, et de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, le Professeur Moumouni ZOUNGRANA. Entre souvenirs, hommages et retrouvailles, l’événement a également été un moment de réflexion et de réengagement en faveur de l’école burkinabè et des réformes engagées dans le secteur de l’éducation.

Moments de retrouvailles et de communion à l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) de Loumbila, là où tout a commencé. Ce samedi 29 août 2026, anciens camarades de promotion, formateurs et responsables d’hier se sont retrouvés sur les lieux qui ont vu naître leur vocation d’enseignant. Trente ans après leur sortie pour les membres de la 10e promotion et vingt-cinq ans pour ceux de la 15e, l’émotion, les souvenirs et la fierté du chemin parcouru étaient au rendez-vous.

Cette journée a été avant tout celle des retrouvailles, mais également du devoir de mémoire. L’occasion était toute indiquée pour rendre hommage aux formateurs et aux personnalités qui ont accompagné ces générations d’enseignants. Parmi eux, Joachim Somé, représentant les formateurs de l’époque, ainsi que les marraines Juliette Bonkoungou, de la 10e promotion, et Jeanne Somé, de la 15e promotion.

Parrain de la 15e promotion pour cette célébration, Adama Belemviré a rappelé toute la portée de la mission enseignante.

« L’œuvre d’un enseignant dépasse largement les murs de la salle de classe… elle inspire des communautés », a-t-il déclaré.

Pour Juliette Bonkoungou, l’ENEP demeure « le berceau des rêves, le lieu des innovations et du renouvellement ». S’adressant à ses filleuls, elle a surtout insisté sur les valeurs de résilience et de confiance qui fondent la vocation enseignante.

« Une rivière ne s’arrête pas de couler lorsqu’elle rencontre des rochers. Elle se fraye un chemin autour d’eux. Ne laissez pas l’âge décider de votre bonheur », leur a-t-elle recommandé, les invitant à cultiver la résilience, la confiance en soi et la foi.

Dans un discours empreint de reconnaissance, le camarade ministre Jacques Sosthène DINGARA a salué le parcours de ces femmes et de ces hommes qui, pendant plusieurs décennies, ont contribué à former des générations et des générations de Burkinabè.

« Vous revenez ici avec le sentiment d’un devoir accompli, d’avoir formé des générations et des générations de Burkinabè. Vous devez être fiers de votre résilience… Vous avez contribué à ce que le système éducatif reste debout », leur a-t-il déclaré.

Au-delà de leur présence dans les salles de classe, les membres de ces deux promotions ont également occupé, au fil des années, des responsabilités dans différents domaines et à des niveaux stratégiques du système éducatif et de l’administration. Ils ont ainsi contribué, selon le ministre, à la planification et aux changements de paradigmes intervenus dans le secteur de l’éducation.

Pour le premier responsable du MEBAPLN, cette riche expérience constitue aujourd’hui encore un capital précieux qui doit continuer à être mis au service de la transformation du système éducatif.

« Chaque enseignant doit faire le sacrifice nécessaire pour le changement amorcé par notre pays. Le flambeau de la vocation doit être transmis ardent aux jeunes générations », a-t-il conclu.

Prenant également la parole, le camarade ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, le Professeur Moumouni ZOUNGRANA, lui-même enseignant, a exhumer de beaux souvenirs de sa carrière, partagés avec plusieurs visages reconnus dans la salle.

Il a souligné l’importance des valeurs humaines, professionnelles et éducatives que les enseignants ont la responsabilité de porter et de transmettre. Le Professeur Moumouni ZOUNGRANA a également appelé les membres des deux promotions à mettre leur riche expérience au service de la dynamique de transformation du système éducatif et à accompagner la mise en œuvre des réformes engagées dans le secteur de l’éducation.

Les membres des 10e et 15e promotions ont renouvelé leur engagement en faveur de l’école burkinabè. Ils entendent contribuer davantage, à travers le partage d’expériences et le réseautage, à accompagner les jeunes générations et à peser positivement sur l’avenir de l’éducation. Les deux promotions ont également exprimé leur volonté de s’approprier et d’accompagner les réformes portées par les départements ministériels en charge de l’éducation.

Au-delà du caractère festif et commémoratif, cette célébration a constitué un véritable moment de réflexion autour de l’héritage laissé par ces générations d’enseignants et de la nécessité de le capitaliser au profit des générations actuelles et futures. 

Au cours de la célébration, plusieurs personnalités ayant marqué la vie et le parcours des deux promotions ont également été distinguées. Parmi elles, les camarades ministres Jacques Sosthène DINGARA et le Professeur Moumouni ZOUNGRANA, qui ont reçu des attestations de reconnaissance. 

Créée en 1984, l’École nationale des enseignants du primaire de Loumbila, qui a formé de nombreuses générations d’enseignants ayant servi et continuant de servir l’école burkinabè, est aujourd’hui devenue l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE). Une évolution qui prolonge l’histoire et la mission de cette institution : former des femmes et des hommes capables de porter, avec compétence et engagement, l’avenir de l’éducation au Burkina Faso.

DCRP MEBAPLN.