Mission conjointe de suivi n°4 : les Ministres de l’Éducation au contact des groupes de travail pour orienter les réflexions et renforcer la performance du système éducatif
Après plusieurs jours de travaux consacrés à l’analyse des performances du système éducatif, les Ministres en charge de l’Enseignement de base et de l’Enseignement secondaire ont effectué une visite auprès des groupes thématiques de la Mission conjointe de suivi (MCS) n°4. Cette présence leur a permis d’écouter l’état d’avancement des travaux, de prendre connaissance des préoccupations des acteurs et de donner des orientations stratégiques pour consolider les conclusions et recommandations de la mission.
La cinquième journée de la MCS n°4 a été marquée par la visite d’une délégation gouvernementale composée notamment du Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, du Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, ainsi que du Ministre des Serviteurs du peuple.
Cette visite traduit la volonté des autorités en charge de l’éducation de rester au plus près des réflexions engagées par les acteurs du secteur. Les rapporteurs des différents groupes ont présenté l’état d’avancement de leurs travaux, permettant aux membres du Gouvernement d’échanger directement avec les participants sur les principaux défis identifiés.
Le Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène DINGARA, a donné des orientations pour la poursuite des travaux et apporté des éléments de réponse à certaines préoccupations. Les échanges ont notamment porté sur la cantine endogène et l’accès à l’éducation, avec une attention accordée à la question des infrastructures. Les techniciens présents ont également apporté des précisions sur les différentes préoccupations soulevées.
Le Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, le Camarade Professeur Moumouni ZOUNGRANA, a, pour sa part, insisté sur l’importance de la formation continue des enseignants comme levier d’amélioration de la qualité de l’éducation. Il a invité les acteurs à accorder davantage d’importance aux savoir-faire et aux compétences, au-delà de la seule détention des diplômes, et à faire évoluer certaines pratiques professionnelles.
Cette séquence intervient après plusieurs jours de travaux en ateliers thématiques, ouverts à la suite de la cérémonie officielle du lundi 3 août. Ceux-ci sont consacrés à l’examen du rapport de suivi financier et du rapport physique de mise en œuvre du plan d’action 2025 du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (PSDEBS).
À travers les travaux de groupes et les séances plénières, les participants analysent les résultats enregistrés, identifient les insuffisances et formulent des recommandations destinées à renforcer la mise en œuvre des actions et les performances du système éducatif burkinabè. Les travaux portent notamment sur l’accès à l’éducation, le pilotage, l’éducation non formelle, les finances et la qualité.
Qualité : croiser les expertises pour améliorer les apprentissages
Présidé par Pierre ZANGRÉ, directeur de l’encadrement pédagogique de la formation initiale et continue, le groupe « Qualité » travaille en séance plénière autour du projet de rapport soumis à son examen.
« Le travail est organisé de façon plénière, tout en projetant le projet de rapport proposé afin de l’analyser point par point », a-t-il expliqué.
Les échanges s’appuient sur les données du rapport et les expériences des participants. Pour Pierre ZANGRÉ, la diversité des profils, issus des services du ministère, des ONG, des associations et des partenaires sociaux, constitue une richesse et permet de croiser les regards sur les problématiques du secteur éducatif. Cette approche doit contribuer à la qualité du document final et à l’élaboration de recommandations pertinentes.
Accès à l’éducation : identifier les défis et les pistes d’amélioration
Dans le groupe consacré à l’accès à l’éducation de base et à l’enseignement secondaire, les travaux portent principalement sur l’examen du rapport de suivi financier et du rapport physique.
Selon Sogo Batia BAVAPOULA, directeur de la faculté de la planification et du suivi-évaluation à la DGESS du MEBAPLN et vice-président du groupe « Accès », il s’agit d’analyser les performances enregistrées afin de faire ressortir les acquis, les points à améliorer et les principaux défis à relever.
Pilotage et éducation non formelle : consolider les analyses
Le groupe « Pilotage », présidé par Awa Laurentine YOUGBARÉ/OUÉDRAOGO, de la DDI du MEBAPLN, s’attèle à apprécier la qualité du rapport de suivi. Les participants examinent le document sur le fond et la forme, relèvent les insuffisances éventuelles et formulent des recommandations pour la suite de la mission.
De son côté, le groupe consacré à l’éducation non formelle, présidé par Jean Noël Tanganambou OUÉDAN, porte une attention particulière aux questions d’accès, de qualité et de développement de ce sous-secteur. À l’issue des travaux, un rapport sera élaboré avant d’être soumis à l’examen du grand groupe.
Une mobilisation effective des acteurs
Chargé de la modération générale des travaux, Guy WAONGO, Inspecteur Général des Services, veille à la participation effective des différents acteurs. Après sa tournée des groupes, il relève une mobilisation globalement satisfaisante des représentants des services du ministère, des partenaires sociaux, des ONG et des associations. Cette diversité des contributions permet d’enrichir les échanges et de consolider les conclusions de la mission.
Les différentes contributions seront mises en commun afin de dégager les principales conclusions et recommandations de la MCS n°4. À travers l’analyse des données, l’identification des défis et le partage des expériences, la mission entend contribuer à une meilleure mise en œuvre du plan d’action 2025 du PSDEBS et, plus largement, à l’amélioration des performances du système éducatif.
La présence des membres du Gouvernement auprès des groupes de travail vient renforcer cette dynamique. En écoutant les acteurs, en prenant connaissance des résultats et des difficultés et en donnant des orientations stratégiques, les Ministres réaffirment l’importance accordée au suivi des performances et à l’amélioration continue du système éducatif.
Pour conclure cette étape, le Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Camarade Jacques Sosthène DINGARA, a exhorté les participants à poursuivre les travaux avec engagement et responsabilité. Il les a invités à mettre à profit leurs expertises et leurs expériences afin que les réflexions et recommandations de la mission contribuent concrètement à la construction d’un système éducatif plus performant, résilient et adapté aux besoins du Burkina Faso.
La clôture de la Mission conjointe de suivi n°4 est prévue ce samedi 8 août 2026. Elle permettra de présenter les principales conclusions issues des travaux et de dégager les recommandations devant contribuer à renforcer la mise en œuvre du plan d’action 2025 du PSDEBS et l’amélioration continue des performances du système éducatif.
DCRP MEBAPLN.





