Cadre sectoriel de Dialogue Éducation et Formation : des acquis encourageants au premier semestre 2026, portés par un financement national d'environ 92 % sur 754 milliards programmés
Les acteurs du secteur de l'Éducation et de la Formation se sont réunis ce mercredi 29 juillet 2026 à Ouagadougou à l'occasion de la revue à mi-parcours du Cadre sectoriel de Dialogue Éducation et Formation (CSD-EF). Cette session de haut niveau a permis d'examiner et d'adopter le rapport de performance du premier semestre 2026, tout en définissant les actions prioritaires pour accélérer la mise en œuvre des réformes en faveur d'un système éducatif plus performant et mieux adapté aux besoins de transformation du Burkina Faso.
La rencontre a réuni les responsables du Ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), du Ministère de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, ainsi que les partenaires techniques et financiers, les partenaires sociaux et les membres de l'équipe technique du CSD-EF.
La synthèse du rapport à mi-parcours fait ressortir des avancées encourageantes dans la mise en œuvre du Plan d'Action Sectoriel de Développement (PASD). À la date du 30 juin 2026, le taux global d'exécution physique s'établit à 43,56 %, tandis que le taux d'exécution financière atteint 33,30 %, traduisant une progression constante dans l'exécution des actions programmées.
Présidant les travaux, le Ministre de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le camarade Jacques Sosthène DINGARA, également président du Cadre sectoriel de Dialogue, a salué l'engagement de l'ensemble des acteurs du secteur. Il a rappelé que cette revue constitue un exercice stratégique permettant non seulement d'évaluer les performances enregistrées, mais aussi d'actualiser les réformes prioritaires et les investissements structurants destinés à améliorer durablement les offres d'éducation et de formation.
« Le secteur de l'éducation est un pilier central dans la refondation de notre Nation et la formation du capital humain. Il ne peut y avoir de développement durable sans un capital humain bien formé », a déclaré le camarade Jacques Sosthène DINGARA. Il a souligné que l'éducation demeure un levier essentiel pour le renforcement de l'État, l'amélioration de la gouvernance et la transformation durable de l'économie nationale.
Le rapport met également en lumière l'importante contribution de l'État au financement du secteur. Sur les 694 milliards de F CFA mobilisés pour la mise en œuvre du Plan d'action, 92 % proviennent du budget national, contre 6 % apportés par les partenaires techniques et financiers et 1 % par les autres acteurs du secteur. Cette forte mobilisation des ressources nationales traduit la priorité accordée par le Gouvernement au développement du capital humain.
Au cours du premier semestre 2026, plusieurs résultats majeurs ont été enregistrés, notamment :
- la sensibilisation de 21 601 jeunes sur les conduites addictives ;
- la réhabilitation de deux Centres d'éducation permanente et de développement de la jeunesse ;
- la transformation de 170 établissements d'enseignement général en établissements polyvalents ;
- la création de 724 nouvelles écoles bilingues ;
- l'octroi de bourses d'études à 6 008 étudiants ;
- l'attribution d'aides et de prêts à 108 989 étudiants.
Les échanges ont également permis d'identifier les défis à relever afin de consolider ces acquis. Le Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le camarade Pr Adjima THOMBIANO, a plaidé pour un renforcement des rencontres thématiques ainsi qu'une relecture et une harmonisation des curricula afin d'améliorer la planification et de retenir les indicateurs les plus pertinents.
Pour sa part, le ministre de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, le camarade Pr Moumouni ZOUNGRANA, a salué les efforts consentis par l'ensemble des acteurs de la communauté éducative. Il a mis en exergue les progrès historiques réalisés ces dernières années, notamment la construction de 40 amphithéâtres et de 46 complexes scolaires, qui contribuent au renforcement de l'offre éducative et de formation.
Au terme des travaux, les membres du Cadre sectoriel de Dialogue ont formulé plusieurs recommandations visant à accélérer la dynamique de transformation du système éducatif. Ils ont notamment préconisé l'opérationnalisation diligente de l'imprimerie dédiée aux trois ministères en charge de l'éducation, le renforcement de la concertation dans l'élaboration de la documentation pédagogique et institutionnelle, ainsi que l'accélération de la gestion des carrières des enseignants et des personnels de l'éducation afin de favoriser leur épanouissement professionnel.
Les résultats enregistrés au premier semestre 2026 traduisent la volonté des autorités de renforcer les acquis, de poursuivre les réformes structurantes et d'offrir à chaque Burkinabè une éducation de qualité, au service de la souveraineté nationale et du développement durable du Burkina Faso.
DCRP MEBAPLN.





