Mois artistique et culturel (MAC) : au bloc des écoles Nelson Mandela, les personnes ressources et les Conseils d’école au cœur de la transmission des savoirs
Au bloc des écoles Nelson Mandela, situé à Cissin dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, le Mois artistique et culturel (MAC) révèle chaque jour un peu plus les talents des élèves grâce à l’engagement des personnes ressources, des présidents des Conseils d’école et de l’ensemble de la communauté éducative.
Dans cet établissement retenu pour la phase pilote du MAC, les ateliers artistiques, culturels et pratiques constituent de véritables espaces de découverte, d’apprentissage et de valorisation des savoirs endogènes. La mobilisation des acteurs locaux permet aux apprenants de s’initier à plusieurs disciplines, notamment la teinture, le perlage, la décoration, les activités de pionniers, le dessin, le récital, les contes, le théâtre, les patronymes et les proverbes.
Au cœur de cette dynamique, les personnes ressources jouent un rôle essentiel dans la transmission des connaissances et des savoir-faire aux jeunes générations. Grâce à leurs expériences et leurs compétences, elles accompagnent les élèves dans la découverte de leur patrimoine culturel et contribuent à faire de l’école un espace ouvert sur son environnement social.
Les présidents des Conseils d’école occupent également une place importante dans la réussite de cette initiative. En collaboration avec les responsables des établissements, les enseignants, les parents d’élèves, les associations et les détenteurs de savoirs locaux, ils facilitent la mobilisation des différents acteurs et contribuent à créer les conditions favorables au bon déroulement des activités du MAC.
Dans l’atelier des pionniers, Passambé Océan SAWADOGO, personnel d’administration et artiste engagé, partage son expérience avec les élèves en mettant l’accent sur les valeurs historiques, citoyennes et patriotiques.
« C’est un peu la duplication de ce que nous avons appris à notre époque. Les enfants connaissent ce que c’est que l’impérialisme, le néocolonialisme, le colonialisme. Nous apprenons des citations de personnalités panafricaines du monde noir, des citations de Thomas Sankara, du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef de l'État et aussi de Malcolm X. Vous voyez que les enfants sont vraiment engagés », a-t-il expliqué.
La transmission des savoirs s’étend également aux activités de transformation des produits locaux. La camarade Rakieta SANOU/ILBOUDO, deuxième vice-présidente de la délégation spéciale à la mairie de l’arrondissement 6 et membre de l’Association Sourire de Femmes, accompagne les élèves dans l’apprentissage de techniques liées à la fabrication de savon liquide, de kokodonda et de pommade à base de beurre de karité et de cire d’abeilles.
« On a voulu passer faire des formations avec les élèves. Les élèves sont motivés, ils veulent voir ce qu’on fait jusqu’à la fin pour voir ce qu’on aura comme résultat. Je demande aux associations de s’y mettre pour qu’on puisse intégrer les formations au niveau des écoles et des établissements », a-t-elle confié.
À travers ces différents ateliers, les élèves découvrent non seulement des pratiques culturelles, mais également des possibilités de valorisation des ressources locales et des métiers artisanaux. Les activités de teinture, de perlage et de décoration mettent en lumière la richesse du patrimoine burkinabè, tandis que les contes, le théâtre, les récitals, les patronymes et les proverbes renforcent la connaissance des traditions et des valeurs sociales.
Pour le camarade Abdoul Aziz YAMÉOGO, expert en chorégraphie et participant depuis 1998 aux Semaines nationales de la culture de Bobo-Dioulasso, cette initiative constitue une opportunité pour faire émerger des talents longtemps restés dans l’ombre.
« Ce que nous découvrons au niveau des enfants nous surprend beaucoup. Il faut dire qu’il y a des talents qui n’attendaient que ce genre d’opportunité pour se révéler », a-t-il souligné.
Au bloc des écoles Nelson Mandela, la réussite du Mois artistique et culturel repose ainsi sur une mobilisation collective portée par les personnes ressources, les Conseils d’école, les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative.
DCRP/MEBAPLN





