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Cadre partenarial de l’éducation : bilan des avancées et innovations pour améliorer la qualité du système éducatif

Ouagadougou, 25 mars 2026 – Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a tenu, ce mercredi matin, une réunion ordinaire de son cadre partenarial. La rencontre a été présidée par le Secrétaire général, Ibrahima Sanon, en présence du Secrétaire permanent du Programme sectoriel de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (PSDEBS), Seni Ouédraogo, ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers. L’objectif principal de cette session était de faire le point sur l’état d’avancement des activités conduites par les différents groupes thématiques du cadre partenarial.

 

Des avancées significatives dans les groupes thématiques

Le groupe thématique « Accès » a dressé le bilan des réalisations en matière d’infrastructures scolaires. Il a également annoncé l’élaboration en cours d’un guide de gestion des cantines endogènes, actuellement en phase de validation.

Le groupe « Qualité », quant à lui, a présenté plusieurs actions visant à améliorer les performances scolaires. Il s’agit notamment de la mise en place de mécanismes de promotion de la qualité de l’enseignement, du renforcement de la prise en charge psychosociale des apprenants et de la mobilisation du personnel éducatif autour de la formation continue.

Dans cette dynamique, des sorties terrain ont été effectuées, notamment à l’école de Guirgo, soutenue par la diaspora. Cet établissement, qui comprend un préscolaire et une école primaire, se distingue par ses initiatives innovantes telles que les activités agro-pédagogiques (jardins scolaires), la formation aux métiers comme la menuiserie, ainsi que l’intégration des technologies de l’information et de la communication avec un accès à internet. Les élèves y participent notamment à la fabrication de tables-bancs, avec l’aide de la communauté éducative.

 

Le groupe thématique « Financement » est revenu sur les propositions d’amélioration de la gestion des ressources, en s’appuyant sur les audits financiers et les rapports d’exécution pour formuler des pistes concrètes d’optimisation.

Pour sa part, le groupe « Pilotage » a engagé des réflexions sur le renforcement du dispositif de concertation entre l’État, les associations et les organisations non gouvernementales. La mise en place de cadres régionaux de dialogue a été évoquée afin de maintenir une collaboration dynamique avec les ONG et associations.

 

Le Cluster éducation a, de son côté, présenté les grandes lignes de son plan d’action, notamment la cartographie des partenaires intervenant sur le terrain. L’objectif est d’améliorer la coordination des interventions et d’apporter des réponses plus rapides et efficaces aux besoins du secteur. Une révision de la stratégie du Cluster est également envisagée afin de l’aligner sur les normes nationales et les priorités actuelles du ministère.

 

Le « e-encadrement » : une innovation au service du suivi pédagogique

 

Parmi les innovations majeures présentées figure le dispositif de « e-encadrement », une application numérique conçue pour moderniser le suivi pédagogique des enseignants.

Simple d’utilisation, cette application permet à l’encadreur pédagogique de renseigner ses observations lors des visites de classe. À l’issue de l’évaluation, le rapport est validé par une signature numérique de l’encadreur et de l’enseignant. L’outil intègre également une fonctionnalité de géolocalisation des écoles, permettant de transmettre les données à un serveur central pour analyse et aide à la prise de décision. Fonctionnant même hors connexion, il s’adapte parfaitement aux réalités du terrain.

Le dispositif a été expérimenté dans une Circonscription d’éducation de base (CEB), avec l’utilisation de la plateforme Zoom pour des séances d’encadrement à distance. L’encadreur peut organiser une session virtuelle au cours de laquelle un enseignant dispense une leçon pratique en direct. Les autres enseignants peuvent y participer via un lien partagé, favorisant ainsi le partage d’expériences.

 

Grâce à ces outils, les séances peuvent être enregistrées et, avec le consentement de l’enseignant, utilisées comme supports de formation pour d’autres collègues, notamment pour valoriser les bonnes pratiques pédagogiques.

 

Des avantages réels malgré quelques contraintes

 

Le « e-encadrement » présente plusieurs avantages notables, notamment la réduction des déplacements des encadreurs pédagogiques et la diminution du stress chez les enseignants lors des inspections. Il favorise également un apprentissage collaboratif et continu.

Toutefois, des défis subsistent, en particulier le coût des équipements nécessaires et les difficultés liées à la connectivité internet dans certaines zones.

En somme, cette réunion du cadre partenarial a permis de mettre en lumière des avancées importantes, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coordination et l’alignement sur les politiques éducatives en cours notamment les 11 chantiers majeurs du secteur de l’éducation.