Éducation et paix : quand le MEBAPLN outille les citoyens de demain
En marge de la 169ᵉ Journée internationale des droits de la femme, la Direction générale de l'Amélioration des Conditions d'Enseignement et de la Vie scolaire (DGACEVS) a organisé une conférence sur la contribution des femmes et des filles à la construction d’une paix durable.
« Éduquer une fille, c’est éduquer une nation. » C’est fort de cette conviction que la DGACEVS, structure du Ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN) dédiée à la promotion de l’éducation des filles, a réuni acteurs du système éducatif et partenaires, ce vendredi 13 mars 2026 à Ouagadougou.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la 169ᵉ Journée internationale des droits de la femme, célébrée cette année sous le thème national :
« Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? »
Un thème qui fait écho aux missions fondamentales du MEBAPLN, dont celle d’inculquer les valeurs morales et civiques aux citoyens de demain.
« Le ministère mène des actions qui contribuent fortement à l’édification de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble », a rappelé Mme Germaine KABORÉ, Conseillère technique, représentant le Secrétaire général.
Prenant la parole, Mme KABORÉ a puisé dans la mémoire collective en citant un extrait du discours du 8 mars 1987 du père de la Révolution d’août 1983, le Capitaine Thomas SANKARA. Un passage qui résonne avec force près de quarante ans plus tard :
« Il n'y a point d'homme fier tant qu'il n'y a point de femme à côté de lui. Tout homme fier, tout homme fort puise ses énergies auprès d'une femme. La source intarissable de la virilité, c'est la féminité. La source intarissable, la clé de la victoire se trouvent toujours entre les mains de la femme. »
Mme Maïmouna KERE née ROUAMBA, Directrice de la Promotion de l’Éducation inclusive, de l’Éducation des Filles et du Genre (DPEIEFG), a pour sa part souligné l’importance du thème en s’appuyant sur les propos de l’historien Joseph Ki-Zerbo :
« L'éducation est le logiciel de l'ordinateur central qui programme l'avenir des sociétés. »
Les participant-e-s ont ensuite suivi trois communications au cours du panel :
« Contribution de l’école pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale », présentée par Mme OUÉDRAOGO/ZAGRÉ Judith, de la DGQEP, qui a mis en lumière le rôle des curricula et des savoirs endogènes, avec un focus sur l’apport spécifique des femmes et des filles.
« Activités de contribution des filles et des femmes au vivre-ensemble en milieu scolaire », présentée par M. Grégoire K. OUEDRAOGO, de la DGAEP, qui a proposé des pistes concrètes pour mobiliser les actrices du système éducatif.
« Éducation transformatrice et masculinité positive pour une paix durable », développée par Mme Maïmouna KERE, Directrice de la DPEIEFG, autour de l’approche novatrice dite « Genre transformateur », structurée autour des « 3 Z » :
Zéro violence,
Zéro mariage précoce et
Zéro grossesse précoce.
À travers cette conférence, le MEBAPLN réaffirme son engagement à promouvoir une éducation porteuse de valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, essentielles pour la construction d’une société durable.





