Mémorial Thomas Sankara : l’école célébrée comme pilier de la transformation sociale
Le 5 mars 2026, le site du Mémorial Thomas Sankara a accueilli le 5ᵉ acte du cérémonial mensuel d’hommage militaire au héros national, le Président Thomas Sankara. La cérémonie est présidée par le Ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN) et co-présidée par le Ministère de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Professionnelle et Technique (MESFPT). Elle a rassemblé les responsables de ces deux ministères, les directions centrales, ainsi que près de 600 élèves du primaire et environ 400 élèves du secondaire.
C’est un cérémonial exécuté en deux tableaux, dans la plus pure tradition militaire. D’abord, la relève de la garde, accomplie avec une précision et une solennité remarquables, dans un silence chargé de respect. Puis, en dernier tableau, la cavalerie fait son entrée majestueuse pour effectuer à son tour sa relève, offrant au public sorti nombreux pour saluer la mémoire du héros national un spectacle empreint de grandeur et de symbolisme.
Présent à cette cérémonie, le ministre en charge de la Culture a salué l’ampleur de la mobilisation. Selon lui, l’idéal du héros burkinabè, Thomas Isidore Noël Sankara, a fait le tour du monde et inspiré plus d’un dirigeant en Afrique et à travers le monde. Il a également exprimé sa reconnaissance au monde éducatif, particulièrement honoré à l’occasion de cette cérémonie.
À cet effet, il a rappelé certaines paroles marquantes du Président Sankara : « L’éducation est une arme puissante pour la libération et la transformation sociale » ; « L’école doit certes apprendre à lire et à écrire, mais elle doit surtout apprendre à l’enfant à compter, non pas à compter ses doigts en rêvant, mais à compter sur ses propres forces ».
Dans son intervention, le Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, président de ce présent cérémonial d’hommage, a indiqué que le Mémorial Thomas Sankara n’est pas un simple espace de recueillement. Selon lui, il est le reflet de la résilience du peuple burkinabè et incarne la mémoire d’un peuple qui a connu des épreuves, traversé des tempêtes, mais qui s’est toujours relevé.
Pour le ministre Jacques Sosthène DINGARA, ce lieu dépasse la dimension d’un monument : « c’est une conscience debout ». Et d’ajouter : « On ne tue pas une vision, on ne tue pas un peuple conscient ».
La présence massive des élèves à cette cérémonie n’est pas fortuite. Elle vise à faire de la vie et du combat du Président Thomas Sankara une véritable boussole pour les jeunes générations. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Professionnelle et Technique, le Professeur Moumouni ZOUNGRANA, a souligné, au cours d’une interview, que pour éteindre un peuple, il faut d’abord affaiblir son système éducatif. D’où l’importance, selon lui, de transmettre aux enfants les valeurs de conscience, de dignité et d’engagement portées par le Président Sankara.
Répondant à l’appel à contribution nationale et internationale dénommé « Ma Brique pour Sankara », les deux ministères ont apporté leur contribution en offrant la somme de 2 500 000 francs CFA, au nom de l’ensemble du personnel des deux départements ministériels.
Cette cinquième cérémonie mensuelle d’hommage militaire s’inscrit ainsi dans la dynamique de préservation de la mémoire nationale et de transmission des idéaux de justice, de souveraineté et d’émancipation aux générations futures.





