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  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Réformes éducatives : écoute, dialogue et responsabilité à Banfora et à Bobo-Dioulasso

Le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN) a entrepris une tournée d’échanges avec les acteurs de l’éducation dans les régions du Guiriko et du Tannouyan.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de proximité et de concertation permanente avec les composantes du système éducatif. À travers des échanges directs et ouverts, le ministre a décliné la vision du Gouvernement pour une école en rupture avec certaines pratiques du passé et résolument orientée vers des réformes efficaces et adaptées aux réalités nationales.

Plusieurs préoccupations ont été soulevées au cours des rencontres. Le ministre et sa délégation y ont apporté des réponses claires, dans un esprit d’écoute et de responsabilité.

Un dialogue franc pour des réformes réussies

« Soyons des acteurs du changement. Il faut communiquer pour expliquer. »

C’est autour de cet appel que le ministre, Jacques Sosthène DINGARA, a structuré ses interventions à Banfora et à Bobo-Dioulasso.

Directeurs régionaux et provinciaux, chefs de circonscription d’éducation de base, chefs de service, enseignants, encadreurs pédagogiques, parents d’élèves et responsables communautaires ont pris part aux différentes rencontres. Tous mobilisés autour d’un objectif commun : consolider les réformes et donner un nouvel élan à l’école burkinabè.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une communication constante, d’une écoute active du terrain et d’une action cohérente à tous les niveaux de responsabilité.

Selon lui, comprendre les réalités vécues par les enseignants et les structures déconcentrées permet d’ajuster les décisions et de garantir l’efficacité des réformes engagées.

 Reconnaissance de l’engagement des acteurs

Au cours des échanges, le ministre a salué l’engagement des acteurs du système éducatif. 

Il a exprimé sa reconnaissance aux enseignants, aux encadreurs pédagogiques, aux directeurs d’écoles ainsi qu’aux équipes administratives pour les efforts consentis dans la mise en œuvre des réformes.

Il a souligné que ces efforts contribuent à une transformation qualitative de l’école burkinabè, davantage en phase avec les réalités socio-culturelles du pays.

La cantine endogène : une réforme structurante 

Parmi les réformes majeures mises en avant figure l’introduction de la cantine endogène. Cette initiative vise à valoriser les productions locales et à renforcer l’autonomie des établissements scolaires.

Le ministre s’est félicité de la mobilisation observée autour de cette réforme, notamment à travers la création de jardins et de champs nutritionnels dans plusieurs écoles. Il a encouragé la poursuite de cette dynamique.

Dans la région du Tannouyan, les responsables régionaux ont fait état d’une forte implication des communautés, avec des perspectives encourageantes en matière d’autosuffisance.

Gestion des carrières : transparence et efficacité

Dans les régions du Guiriko et du Tannouyan, le personnel du MEBAPLN représente plus de 13 000 agents, dont plus de 10 000 dans le Guiriko.

La question de la gestion des carrières et des reclassements pour changement de catégorie a été largement évoquée.

Le ministre a réaffirmé que la gestion transparente des carrières constitue une priorité. Il a indiqué que des efforts significatifs ont été consentis depuis 2022 afin d’améliorer le traitement des dossiers administratifs, avec pour objectif de réduire les délais de traitement.

Selon lui, une administration claire et lisible des parcours professionnels renforce la motivation des agents et consolide la stabilité du système éducatif.

L’école, une responsabilité partagée

Les échanges ont également porté sur la cotisation de 1 000 FCFA destinée au fonctionnement des conseils d’école. 

Le ministre a rappelé que cette contribution repose sur un principe d’équité, afin de tenir compte des réalités sociales des familles.

Il a souligné que l’école est un bien communautaire et que sa réussite repose sur l’engagement de tous. Il a ainsi invité les parents d’élèves et les communautés à accompagner davantage les établissements dans leur mission éducative.

À Banfora comme à Bobo-Dioulasso, le message demeure constant : écouter, dialoguer, reconnaître les efforts et agir avec responsabilité.

Cette tournée illustre la volonté du ministre Jacques Sosthène DINGARA de renforcer la concertation, de valoriser l’engagement des acteurs et d’assurer une mise en œuvre rigoureuse des réformes au service d’une école burkinabè performante, inclusive et tournée vers l’avenir.